On cherche à combler ses envies, que le vide se remplisse,
Secousse visible, comme la violence quand le sang pisse,
Splif, spleen, tiz, surface plane,
Dans le c½ur, manque d'estime, trop de querelles intestines,
Victime, papillon braqué par une lumière diffuse,
Cherche le refuge, la nuit, la solitude se refuse,
Qui pourrait croire qu'il s'y complaît ? Qui croit narguer la vie ?
Avant que le croque-mort arrive et nous taille son complet.
Couplet, strophe, rime, voué à cet élan,
C'est tout ce que j'offre avant la délivrance, et putain ce que c'est long !
Le goudron, opium de mon peuple, mentalité de Morlock,
Chacun se sent concerné par son interne horloge,
On se forge une épaisse carapace à chaque pet qui crépite,
J'répète les mêmes trucs, y'a plus que ça qui t'excite.
J'existe en dehors de mes récits, résiste et frôle l'hérésie,
J'apprécie quand la résine crame, rend l'esprit moins précis.
Je crame mes nuits sans ivresse, perché sur mon Everest,
Les rêves restent et percent les carapaces épaisses,
Apaisé par la nuit qui me berce, poumons encombrés, je regarde le ciel tomber.
Strip-tease de l'âme sur rythmique, solitaire devant une foule statique,
Juste un gimmick de type triste.
C'est factice, douter de tout, même de l'amour,
Ca laisse un goût amer qui reste après un « je t'aime » sur un lit de mort,
La mer se retire, te laisse seul sur la plage,
A reconstruire des rêves avec des ruines de château de sable,
La vie c'est quoi ? Un bruit de faïence éclaté sur le sol,
Fragment dévié, là où les mères apprennent à vivre seules.
La vie me lasse, les filles me larguent, pour les cordes de mon c½ur trop de tranchantes fines lames,
Le mélodrame nargue et horripile l'âme.
Dans le fond, je ne suis qu'un cancre mis à l'écart de sa classe,
Ca me blase, connaître le manque malgré une vie de rêve, ça glace.
La grâce, je ne l'attends plus pour toutes mes conneries,
Ce que j'ai fait ou j'ai dit, je veux qu'on le comprenne qu'on me jette plus le discrédit.
J'édite ma vie sur la ne-scé ou disques pressés,
Chacun son avis, mais ce que j'écris seul moi peu le rabaisser.
Je crame mes nuits sans ivresse, perché sur mon Everest,
Les rêves restent et percent les carapaces épaisses,
Apaisé par la nuit qui me berce, paupières encombrées, je regarde le ciel tomber.
Le froid du chrome sur la tempe, non, je manque de trempe, mon vice est l'attente,
La tristesse comme amante, les larmes du clown sont latentes,
Les larmes de clous rendent croyantes les masses de l'existence déçues
Des déchus le chantre, je n'ai su en accepter l'issue.
J'ai su ce que l'on me réservait et ce à l'age de 14 ans,
Chute scolaire observée, pensées morbides, le caveau se creusant.
Osant le conter, je pensais que tout ça disparaîtrait,
Spleen indompté, mon être erre, s'étreint mais connaît la détresse.
Est-ce pour ça que je me détruis ? Trop de te-shi et de vodka,
Le malsain me fut instruit de la poignée de main à la vodka.
En tout cas, faut que ça émane, que ça soit en explosant le Numan
Un pet, une dose de malte, quand je me défonce y'a pas de « Yeah Man ! ».
Y'a rien de cool à ça ! La corde coulisse et sur mon cou je la sens,
Chaque instant un larcin pour les protagonistes blessant.
Alcoolique naissant, le suicide monte en puissance,
Mon être se nourrit de cendre, voici ce que mon monde encense.
Je crame mes nuits sans ivresse, perché sur mon Everest,
Les rêves restent et percent les carapaces épaisses,
Apaisé par la nuit qui me berce, gorge encombrée je regarde le ciel tomber.
Vous pouvez l'écoutez ici:
http://doctorbzic.skyrock.com/ en cliquant sur le titre du morceau.