Refrain x2 :
Neiges éternelles, ce sont celles que nos versets affrontent
Elles jettent un froid sur le monde, voici ce qu'on te raconte
Elles pétrifient les esprits, finissent par créer la honte
Il faut de l'utopie dans les gènes pour en provoquer la fonte.
Faites place à l'information, le pays est en état de crise,
les étrangers braquent les parcmètres, veulent nettoyer ton pare–brise.
T'as peur d'être à la bourre au boulot, impatient que le feu passe au vert,
lorsqu'un Roumain vient te forcer la main avec son éponge et sa gueule de misère.
Mais à chaque fois c'est pareil, t'as beau leur dire « non » et ils insistent,
ils ne comprennent pas que ton Audi est propre
et que tu ne veux pas leur donner un sou.
Donc en passant la première tu le laisses dans son monde pour rejoindre le tien,
de toute façon qu'est-ce que tu peux faire, c'est pas toi qui changera son quotidien.
Nous sommes des milliards d'anonymes qui s'ignorent, qui se croisent en silence,
dépendance et souffrance s'entremêlent sans coïncidence.
En témoigne cet homme, avâchi sur la chaussée tout en serrant sa Kro',
sous le mépris d'un passant qui se dit qu'il est grand temps
qu'agisse l'un de leurs sergents Sarko,
« Qu'ils nous débarrassent de ces fardeaux, qu'ils fassent place nette sans plus tarder,
la vermine pullule dans nos allées, ils sont pas français et peut être armés. »
Détourner le regard de ce qui nous effraie pour détester l'autre,
persuadés d'avoir toujours raison, occulter les causes, rejeter les fautes.
L'anxiété est palpable dans la rue comme dans le coeur des gens,
moi je n'ai plus peur des giffles et des déceptions mais j'ai peur du temps.
Observe l'homme qui consomme : un rongeur mangé par le condor,
il se replie sur lui pour ne plus voir que l'ombre de son corps.
Les canyons se creusent entre les peuples, et les consciences s'éparpillent,
nos vies basculent pour des broutilles, on se tue pour une place de parking...
Abasourdi, pas de sourdine, ... la sombre symphonie subsiste...
au son de sa mélodie frétillent les routines autodestructrices.
Les journées de boulot sont dures ! Entreprise déficitaire,
9 000 euros par an ou par mois ? Certains ont l'instinct suicidaire !
Profits, licenciements, Prozac, sous la douleur les corps se tordent,
et au sommet des industries dis-moi comment les porcs se portent !
Des costards gris et des contrats rangés dans une pochette de cuir,
sous les flocons et les cartons, les mêmes trouvent un sommeil de pierre.
Le contraste est là ! Ne pouvons nous que rester dans nos bulles ?
Impuissants face aux multinationales fertiles mais sans ovule.
Inhumain, quand le manque d'espèce génère bien plus d'un handicap,
ici on fabrique ses exclus pour pouvoir maintenir son cap.
Les neiges éternelles gèlent les cerveaux, amorcent l'hécatombe,
il faut de l'utopie dans nos gènes pour en provoquer la fonte.
Refrain
Dis moi pas que tu ne savais pas, c'est quoi cette mine horrifiée ?
Ta belle nation est un Etat qui exploite les minorités !
C'est vrai, y a pas de meilleure idée pour conserver son confort
que d'asservir les plus faibles au nom de la loi du plus fort.
Malgré les efforts, aucune misère ne les épargne.
Ils se sentent lésés par nous !
On sème la mort partout
pour faciliter notre parcours, d'Abidjan jusqu'au Darfour,
vois les Droits de l'Homme qui échouent,
les vautours à chaque carrefour.
On gaspille comme des pachas, monopole du pouvoir d'achat,
quel gâchis, on leur vend nos déchets comme on lancerait un crachat.
Nous sommes une bande d'inconscient, je tenais à le notifier,
un monde en feu et en sang, habitudes à modifier !
Comprends que t'es pas seul occidental, que misère n'est pas accidentelle,
des chefs d'Etats influencés, mais dis-moi qui tire les ficelles ??
Comprendre qu'éviter ce clodo sans aucun état d'âme,
c'est lâche, égoïste, bref c'est égrainer le mal.
Démagogie, le peuple est tel un Tamagochi,
on le distrait, on le nourrit, et puis il applaudit.
Le monde aujourd'hui s'appauvrit, ce que tu ne peux plus voir,
manipulation spirituelle qui prend sa source au pouvoir.
On te façonne un monde fashion pour que tu te passionnes de Playstation,
que tu consommes: « ça te plait ??? C'est cheum' ??? »
Mais c'est une plaie ces jeunes !
Des dollars plein les yeux, ils ne pensent pas ils dépensent !
Encore pire que les vieux qui croient que tout est parfait en France.
On vit au détriment d'eux, impose et réprimande,
pour s'accaparer la demande, l'offre est bien grande.
Spéculer à tout rompre, accuser, corrompre,
appauvrir trois milliards de gens pour emplir un millier de comptes !
Dans la vidéo, "Nuit Noire" peut en repousser certains, donc avancez la vidéo, le reste vaut le coup!